ANTIGONE À NEW YORK

Création théâtrale 2010
Compagnie KS and CO

De Janusz Glowacki
Traduction : Olivier Cohen et Urszula Mikos
Mise en scène : Ewlyne Guillaume
Assistant à la mise en scène : Michel Bourgade

THEÂTRE


Antigone à New York - Cie KS and CO - Kokolampoe

© Antonio Alvarez – Promo de la pièce à Avignon, juillet 2010

Antigone à New York - Cie KS and CO - Kokolampoe

© Antonio Alvarez – Promo de la pièce à Avignon, juillet 2010


La Fable

Les protagonistes de la pièce sont SDF, immigrés, exilés. Flea est polonais, Sacha est russe, Anita est portoricaine. Ils vivent dans un parc dans une des plus riches villes de la planète : New York. Épileptiques, menteurs, mythomanes, ils boivent, s’engueulent, s’endorment, reboivent sur leur banc. Ils rêvent néanmoins de s’en sortir. Et puis, Paulie, l’amant d’Anita, meurt. Son corps est emmené au champ du potier, sorte de cimetière pour les indigents, les étrangers. Anita décide de l’arracher à la pire des morts : l’indifférence, la dissolution dans l’indistinct, la damnation mémorial. En cela, semblable à « Antigone », elle saura convaincre ses compagnons d’aller récupérer son cadavre, en échange de la somme de 19 dollars 50 et d’une paire d’après-ski. Le rituel d’enterrement aura lieu en dépit des règles et de la loi, accompagné de la sensation d’un instant de bonheur.
UNE TRAGÉDIE URBAINE CRITIQUE PAR L’ABSURDE DE L’EXCLUSION DE NOS SOCIÉTÉS MODERNES

…Les S.D.F, Ils sont comme vous et moi, sauf qu’ils sont sans domicile, justement. Mais ne vous y fiez pas. Il y en a qui ont de la culture et une excellente éducation…


Nos héros sont en exil d’eux mêmes et exilés dans le pays où ils ont élus domicile non fixe. Ils ne dorment jamais au même endroit. Seul « mitan », le banc où ils se retrouvent: leur « sénat » en quelque sorte.

C’est une parabole, à la fois sur la misère des temps modernes où personne ne se trouve vraiment à sa place et sur l’amour qui déplace les montagnes (ici des cadavres) pour établir, contre toute vraisemblance et chance de succès, un lien fort entre les hommes.


 
« Antigone à New York » pose le problème de l’exclusion, de la notion d’identité, des exils forcés, la notion d’appartenance à une nation, un pays, un clan, une famille…

La distribution

Comédiens : Ewlyne Guillaume, Serge Abatucci, Hervé Deluge
Design sonore et création vidéo : Joël Henry
Création Lumière : Dominique Guesdon
Décor : Dominique Guesdon et Fredéric Belleuney
Installations : Manu Duro
Photos : Joël Henry
Voix off : Jean-Joseph Henry dit Jean
Remerciements à Yorick Alexander Abel (violonchelo) et Sergio Vasquez (piano)
Texte édité aux Éditions Théâtrales.