La solitude d’un acteur de Peep-Show avant son entrée en scène

Coproduction Kokolampoe,
Scène conventionnée.
Pour un théâtre équitable.

De et par Paul Van Mulder (Belgique)

Théâtre

À Saint-Laurent du Maroni – Case théâtre n°8 du camp de la Transportation
Vendredi 27 janvier 2017 à 20 h
Samedi 28 janvier 2017 à 20 h

Pour les scolaires
Jeudi 26 janvier 2017, à 15 h


Dans un espace restreint, entre une chaise et une ampoule nue qui se balance au bout d’un fil, un acteur de peep show semble tourner dans sa cellule, comme les idées tournent dans sa tête.
D’une voix douce, fragile, bougeant à peine, comme si un souffle suffisait à le faire tomber, il nous livre ses humiliations, ses peurs, ses cauchemars, la disparition de ses repères.
Endossant un texte fort, parfois cru mais criant de vérité, Paul Van Mulder dénonce la fragilité des liens sociaux et la place qu’occupe le travail, même précaire, dans notre quête de dignité.

Paul Van Mulder a écrit le texte. Ce sont des mots sensibles, qui rendent le personnage à la fois sympathique et irritant : on aimerait l’aider mais on est impuissant ; on aimerait qu’il s’en sorte mais il est paralysé par sa propre faiblesse. À moins qu’un jour…


Paul Van Mulder dit le texte. Il y met une intériorité qui sied bien aux lieux intimes. Sans forcer aucun effet, il joue avec la fragilité, l’impalpable. Il incarne la condition du comédien autant que celle des travailleurs lambda. Il est en un seul être une bonne part de l’humanité.

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