À VENIR
Un espace scène ouverte

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Samedi 13 avril 18 h
Dimanche 14 avril 17 h
NOS CRÉATIONS
Cendrillon

Cendrillon

Dimanche 14 avril à 20 h 30
Case Théâtre n°8
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Potomitan

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Concert samedi 23 avril
Terrasse du CIAP

SAISON2018-2019

Passera, passera pas, la vague scélérate, notre petite coque de noix…

« … Tant pis si la forêt se fane en épis de pereskia
tant pis si l'avancée est celle des fourmis tambocha
tant pis si le drapeau ne se hisse qu'à des hampes
desséchées
tant pis
tant pis si l'eau s'épaissit en latex vénéneux préserve la parole rends fragile l'apparence capte aux décors le secret des racines, la résistance ressuscite
autour de quelques fantômes plus vrais que leur allure
insolites bâtisseurs »
Aimé Césaire
 

Kokolampoe fait sa rentrée

Elle est placée sous le signe de l’accueil, de créateurs  en résidences : 

  • D’écriture avec les auteurs Véronique Kanor, Joël Roy…
  • De créations théâtrales : avec les clowns de la Cie Matapestes et la Cie Les voleurs de soleil
  • De création chorégraphiques : avec Anne Meyer, Myriam Soulanges et Muriel Merlin
  • De création musicale : avec le projet « tambours croisés » porté par Thierry Nossin
  • D’arts plastiques et théâtre avec le Carma, Patrice Alexandre et la Cie KS and CO

 

Nous espérons ainsi diversifier les rencontres favoriser les moments de partage entre le processus de création, les artistes et le public.

 

D’autre part, les brigades théâtrales formées par les anciens élèves comédiens du TEK, s’inviteront dans les quartiers où elles joueront à la demande, des pièces courtes et joyeuses, dans les cours, sous les vérandas, les porches…

 

Et nous recevrons des spectacles pour les tout petits, le jeune public, des clowns, du théâtre, de la danse, de la musique, des projections de cinéma avec AVM/La GCAM.

 

Aussi bonne saison à toutes et à tous !

Un théâtre équitable

Le projet Kokolampoe dans sa dimension multiculturelle et sa volonté de travailler avec les identités plurielles s’est installé dans un lieu hautement symbolique, le bagne de Saint-Laurent du Maroni. Ce camp de la Transportation était le quartier général du bagne de Guyane jusque dans les années 1950. Des milliers de bagnards condamnés aux travaux forcés, dans le cadre de la « colonisation pénale » ont transité par ce camp pour être dirigés ensuite vers d’autres sites (Cayenne, les Iles du Salut). Seuls demeuraient à Saint-Laurent du Maroni, les transportés, condamnés à perpétuité.

Kokolampoe inverse le sens de l’Histoire en installant ici, non pas un théâtre clos, réservé à une élite, mais un théâtre ouvert sur le monde, consacré d’abord à toutes les formes du théâtre, ensuite destiné à tous les publics...



Camp de la Transportation à Saint-Laurent du Maroni

Théâtre kokolampoe - Guyane

Le travail de Kokolampoe sur les auteurs, la parole et l’écriture trouve aussi un écho unique dans cette implantation géographique. En bordure du fleuve frontière (avec le Surinam) la population de Saint-Laurent du Maroni est en effet une population pluriethnique, constituée de communautés, créoles, noires et amérindiennes, de descendants de la colonie pénitentiaire, de communautés chinoise, hmong, javanaise, brésilienne, haïtienne mais aussi des réfugiés Surinamais.

Toutes ces communautés rassemblées sur ce même territoire forment un bassin culturel hors du commun sur le plan de la langue, de l’imaginaire et de la transmission.

Le Maroni - St-Laurent du Maroni - Guyane

Le Maroni - St-Laurent du Maroni - Guyane

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