L’HOMME DE BOUE

L'HOMME DE BOUE

THÉÂTRE

Pièce tout public librement adaptée de lettres de poilus.
Accueillie dans le cadre de sa tournée en Guyane à l'occasion du centième anniversaire de l'armistice de la première guerre mondiale.

 

Une production Aramusic Prod
Mise en scène : Océane Pivoteau
Avec Lionel Pascal
Réalisation Vidéo : Mathieu Delacourt

 

Avoir à peine plus de vingt ans, se sentir invincible et vouloir devenir un héros. Partir pour ce qui ne devait être qu’une courte bataille, gagnée d’avance.

Et se rendre compte. Se rendre compte que non, on ne sera pas rentré pour Noël.

Non, on est pas si immortel que ça et les camarades éventrés à côté de soi non plus. Non, ce n’est rien de ce qu’on a pu nous faire croire. Alors comment se sentir vivant ? Ne pas se déshumaniser à force de faire de l’horreur son quotidien ? Penser à l’avenir semble tellement difficile, tellement surréaliste.

Heureusement, il y a le vin, le pinard comme on l’appelle et puis fumer quand on peut encore. On rêve de plats bien garnis et préparés avec amour qu’on pourrait déguster au coin de la cheminée d’une maison chaleureuse. En attendant, on a de la soupe… enfin ceux qui ont de l’imagination appellent cela de la soupe.

Mais le plus beau des plaisirs reste la femme, qui nous manque tant, dont on rêve et qu’on s’empresse de trouver à la moindre permission. Les lèvres d’une femme sont le plus doux souvenir que l’on emporte dans la boue des tranchées.

 

Composé à partir de lettres de poilus, ce spectacle nous pose la question de la Vie là où elle semble avoir déserté. Raconter la guerre, essayer d’en parler pour ne plus en être prisonnier.

Comment continuer à vivre alors qu’on peut mourir à chaque instant ?

Plus de projets, plus d’avenir, seuls les plaisirs directs et concrets restent et procurent le sentiment d’humanité.

Un siècle est passé maintenant, les avancées, de tous domaines, sont impressionnantes, les préoccupations des jeunes d’aujourd’hui ont bien changé mais en cent ans de progrès le remède au mal est-il pour autant si différent…

Le comédien, seul en scène, joue avec la vidéo comme avec ses souvenirs et sa pensée.

 

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