Traductions

Traductions autour de la langue Saramaka à Dan.

La langue Saramaka, (aussi appelée saamakatöngö) s’est constituée et stabilisée comme une langue à part entière dans l’arrière pays du surinam au XVIIe siècle. Elle fait partie des créoles élaborés par les africains déportés dans les plantations anglaises, néerlandaises et portuguaises, et qui ont marroné dans la forêt où ils ont reconstruit des civilisations très originales, en adaptant les traditions africaines à l’environnement amazonien.

1er temps : Collectage oral des contes et dits saramakas.

2e temps : Transcription écrite en saramaka.

3e temps : Traduction en français et adaptation pour « Daïti » et « Kaïdara ».

4e temps: Traductions écrites de l’Odysssée d’Homère (version Leconte de l’Isle) en saramaka et la légende de Kaïdara rapportée par Amadou-Ampâté Bâ.

5e temps : Distribution des textes des spectacles Daïti et Kaïdara aux acteurs qui ne savent pas lire.

6e temps : Apprentissage oral des textes avec un répétiteur bilingue, les acteurs ont toujours le texte écrit proche des yeux, avec la liberté de le regarder ou non, d’y chercher des repères, des photographies des mots qu’ils prononcent, surtout lorsqu’il s’agit des récits en saramaka ou des récits saramakas en français.

7e temps : Mise en jeu du texte, étape où pour les acteurs, le texte écrit devient un des référents pour toutes les répliques « signalées ».

Bilan d’étape : Lors des discussions après les répétitions, les acteurs font état d’un mieux être ressenti, par rapport à leur absence de scolarité, du désir d’approfondir leurs connaissances en lecture et écriture du français. Et pour ceux d’entre eux non francophones, on note un début de conversation en français facile. Les acteurs nous disent aussi que le fait de pratiquer le théâtre, leur permet de porter un autre regard sur eux-mêmes, tandis que nous portons un autre regard sur eux, et ainsi de faire valoir leur propre école (qui n’est pas à l’origine celle de la République).